
Collations rassasiantes : quoi manger entre les repas sans culpabiliser
Mes patients arrivent souvent persuadés que grignoter, c'est tricher. Je leur explique l'inverse : une collation pensée n'est pas un écart, c'est un outil.

Mes patients arrivent souvent persuadés que grignoter, c'est tricher. Je leur explique l'inverse : une collation pensée n'est pas un écart, c'est un outil.

Après douze ans de consultations, je confirme : non, manger sain ne coûte pas une fortune. Voici les arbitrages que je recommande à mes patients pour composer une assiette équilibrée sans exploser le budget courses.

Chaque jour en consultation, je vois des patients qui mangent sainement — du moins, ils le croient. Savoir déchiffrer une liste d'ingrédients change tout, et ça s'apprend très vite.

Chaque semaine, je vois mes patients hésiter devant ce rayon. Yaourt, skyr, fromage blanc -- les emballages se ressemblent mais les profils nutritionnels divergent beaucoup, et le bon choix dépend vraiment de ce qu'on veut en faire.

Je le vois chaque semaine en consultation : mes patients mangent le matin, mais ont faim à 10h30. La solution n'est pas de manger plus, c'est de manger mieux, avec le bon trio rassasiant.

Chaque semaine, je bloque deux heures le dimanche pour cuisiner tout ce qu'il faut. Résultat : cinq repas complets, faits maison, sans me retrouver à improviser devant un frigo vide en semaine.

En douze ans de cabinet, j'ai rarement rencontré un patient qui atteignait ses 30 g de fibres par jour : ce n'est pas une question de volonté, c'est une affaire de repères que personne n'a vraiment transmis.

Chaque semaine, des patients arrivent avec des chiffres deux fois trop élevés en tête. Je leur rappelle la référence ANSES et on recalcule ensemble : 0,83 g par kilo de poids corporel, pas plus, sauf cas particulier.

En douze ans de cabinet, j'ai vu défiler des dizaines de régimes miracles et autant de patients épuisés de recommencer à zéro. Ce guide vous donne la méthode que j'explique vraiment en consultation, sans interdit absurde ni calcul de calories.

Je passe une partie de mes consultations à défaire l'idée que le gras fait grossir : la vérité, c'est qu'on en mange trop peu de bon et un peu trop de mauvais.

Je vois passer beaucoup de patients persuadés qu'ils détestent les légumes : la plupart détestent surtout la façon dont on les leur a servis.

Je passe en consultation beaucoup de temps devant des paquets de céréales, parce que c'est l'un des rayons où l'écart entre l'image santé et la réalité de l'étiquette est le plus large.

Je vois arriver en consultation des patients qui ont transformé l'index glycémique en obsession, et je passe souvent la première séance à les en libérer.

En consultation, je fais souvent l'exercice du panier de courses avec mes patients : on additionne le sucre des produits qu'ils croient salés, et la facture les laisse rarement indifférents.

Au supermarché, je vois mes patients retourner les paquets sans trop savoir où poser les yeux. Voici les trois zones que je leur apprends à scanner en quelques secondes.